Publi le mardi 6 janvier 2004
Mardi 6 janvier 2004
Les nuits des rois
A quoi jouons nous tous les deux quand le soleil se couche ? Se poursuivre les ombres, s'entrelacer les silences, passer de bouche en bouche les désirs muets. Je deviens, alors que tu t'effaces, et pas de refuge possible pour nos yeux fatigués. Je sais que tu es là, je te devine, d'ici je peux sentir ton odeur. Je suis une carnivore, une dévoreuse, mais pas guerrière vengeresse, non, plutôt comme une pleureuse qui aspire toute vie, qui se remplit de toi, par toi, sans satiété.
Facilement, j'en reviens à me demander ce qui me tient debout. J'en reviens à croire que ce souffle qui nous lie joue à joue est une illusion, est artificiel. Facilement, je retombe dans mes travers, encore, encore, et je me relève, et j'en rêve à pleines nuits, et je voudrais l'écrire mais je ne suis pas sûre de ne pas me complaire à enfiler des mots sur du vide.
PUBLIÉ PAR piou |
le 2004-01-06 09:18:01
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